Les subventions publiques pour les exploitations bio ont chuté ces dernières années, alors que le nombre d’agriculteurs certifiés en Drôme et Ardèche continue de croître, mais à un rythme nettement ralenti par rapport aux décennies passées. Jean-Maxime Buisson, président d’Agribio Drôme, souligne que cette évolution est directement liée à des politiques publiques qui affaiblissent le soutien aux producteurs.
« Le pays n’arrive pas à franchir l’objectif de 21 % de surfaces agricoles biologiques d’ici 2030 », explique-t-il, en référence au salon international de l’agriculture récent à Paris où le stand de l’Agence bio a été déplacé en zone externe. « Le manque croissant d’aides financières freine la progression nécessaire pour atteindre ce seuil ».
« Les collectivités locales sont les acteurs clés, mais sans une remise en cause des politiques existantes, le progrès sera étouffé », précise Buisson, agriculteur à Bourdeaux. Son analyse montre que l’agriculture biologique, malgré son essor récent, se heurte à un système financier qui ne lui offre plus les conditions pour s’établir durablement.