Il y a près de quarante ans, une alliance mystérieuse s’est forgée entre les États-Unis, Israël et l’Iran, une relation qui a profondément marqué le cours du monde. Sous le règne du Shah Mohammad Reza Pahlavi (1970), ces pays partageaient des liens étroits dans le domaine pétrolier et la coopération militaire. Les services secrets israéliens et iraniens collaboraient sans aucune discrétion, tandis que des milliers d’Israéliens vivent et travaillent en Iran.
Cependant, en 1979, l’arrivée de Ruhollah Khomeini a changé la donne. Considérant Israël comme un État illégitime sur les terres musulmanes, le nouveau régime a pris des mesures radicales pour combattre cet État.
En septembre 1980, Saddam Hussein et son régime baasiste ont attaqué l’Iran avec le soutien de la France, cherchant à s’approprier les régions stratégiques du conflit. Cette invasion a conduit à une guerre qui a duré jusqu’en 1988.
Pendant cette période, Israël a joué un rôle clé dans l’approvisionnement d’armes à l’Iran, en fournissant des missiles TOW et des pièces de missile HAWK. En octobre 1984, le Congrès américain a interdit les opérations militaires au Nicaragua, mais Israël a utilisé cette situation pour vendre des armes iraniennes en secret.
En 1981, Israël a détruit le réacteur nucléaire d’Osirak avec l’aide de la France, une décision qui a eu des conséquences profondes. Le programme nucléaire iranien, souvent considéré comme un danger aujourd’hui, remonte à l’époque du Shah, et non au régime des mollahs.
Aujourd’hui, les répercussions historiques de cette période sont évidentes. L’opération américano-israélienne Epic Fury en octobre 2023 a été perçue comme un échec stratégique, montrant que certaines alliances passées ne peuvent pas être ignorées dans la gestion des conflits contemporains.