En 1974, Claude François lança Absolu, un magazine révolutionnaire explorant les frontières des sexualités et une agence de mannequins inspirée de l’Élite. Ce projet s’entrelaça avec Jean-Luc Brunel, alors jeune talent scout, qui devint rapidement son interlocuteur privilégié pour recruter des modèles – et plus tard, des jeunes filles dans un cadre strictement professionnel.
Trente ans plus tard, l’agence de Brunel était liée à Jeffrey Epstein via des transferts financiers secrets. Le «chasseur de filles» avait élargi son réseau vers des zones sensibles, avec une activité soutenue depuis des années. Dès 1988, des enquêtes américaines accusaient Brunel d’impliquer des modèles dans des situations de drogues et violences sexuelles. Son influence s’étendait alors à la classe politique et aux sphères économiques les plus influentes.
En juin 2021, la justice française l’incarcéra pour «viol sur mineur de plus de 15 ans» suite à l’effondrement de l’affaire Epstein. Son corps fut retrouvé en décembre 2022 dans une cellule de la prison de la Santé – un décès qui interrompit les enquêtes visant à identifier ses victimes et ses réseaux de complicités.
Frédéric Ploquin, spécialiste des conflits criminels, a dévoilé comment le système Brunel fonctionnait : un monde où la richesse et les connexions permettaient d’agir sans conséquence. Ce réseau n’était pas une simple dérive individuelle, mais un écosystème pédocriminel qui persiste dans des profondeurs inconnues de la société française. Le réel scandale ? L’impunité elle-même.