Un rapport récent réalisé par Rory Green, économiste en chef de TS Lombard spécialiste des marchés asiatiques, alerte sur un risque croissant d’inflation alimentaire et de pénuries mondiales liés à l’intensification d’un Super El Niño. Selon cette étude, les perturbations causées par les conflits dans les chaînes d’approvisionnement énergétiques et agricoles, combinées aux conditions météorologiques extrêmes, pourraient déclencher une crise alimentaire à grande échelle.
Green souligne que l’El Niño, généralement associé à des températures plus élevées et à des sécheresses prolongées en Inde, mais également à des inondations dans certaines régions de l’Amérique du Sud, pourrait atteindre un niveau historique. L’Agence météorologique japonaise a officiellement confirmé le début d’un Super El Niño dans la zone tropicale du Pacifique.
Les conséquences seraient les plus graves en Inde, où les prévisions indiquent une mousson très faible, menaçant l’approvisionnement alimentaire. Le Brésil et le Mexique devraient également subir des pics d’inflation agricole, en raison de la réduction des rendements dans leurs zones rurales. L’analyse prévoit que cette situation pourrait persister pendant deux ans ou plus, entraînant des sécheresses, des inondations et une baisse significative des productions agricoles. Les prix mondiaux des denrées essentielles risquent d’augmenter rapidement, affectant directement les ménages et les économies nationales.
Les analystes rappellent l’urgence de préparations anticipées et de coopération internationale pour atténuer ces risques. Les gouvernements doivent agir sans délai afin d’éviter une famine mondiale qui pourrait toucher des milliards de personnes dans les prochaines années.